Les gens réussissent pour différentes raisons. Cependant, un trait qui caractérise les plus performants d’entre eux est LA VOLONTE. Par définition, la volonté est “la capacité de contrôler ses propres actions, émotions ou pulsions” et “une forte détermination qui nous permet de faire quelque chose de difficile”.
Quel que soit votre objectif, l’intensité de votre entraînement et le niveau de détail de vos plans, ils se heurteront tous à des obstacles et des barrages sur votre route. Vous passerez des journées qui vous sembleront accablantes. Vos émotions prendront le dessus. Et vous vous demanderez si le succès est même possible.
Mais si vous voulez atteindre vos objectifs, aussi difficiles, audacieux et ambitieux soient-ils, vous devez développer la capacité de persévérer et de surmonter ces difficultés. C’est là qu’intervient la volonté.
Des décennies de recherche sur la volonté ont donné lieu à des découvertes intéressantes. Et les comprendre vous aidera à apprendre à augmenter votre volonté dans votre vie quotidienne. Explorons ce que la science a découvert de fascinant sur les mécanismes qui se cachent derrière la volonté. Vous pourrez, par la suite, apprendre à renforcer votre résistance et à atteindre vos objectifs illimités.
1. La volonté est un muscle
Nous souffrons tous parfois de fatigue musculaire. Eh bien, la volonté se fatigue aussi. Et cela peut être tout aussi débilitant. Une étude du scientifique Roy Baumeister a révélé que la volonté agit exactement comme vos muscles (1). Elle a tendance à se fatiguer lorsqu’un grand nombre de vos tâches nécessitent de la maîtrise de soi.
Si votre volonté est épuisée, vos performances diminueront, surtout lorsqu’il s’agira de tâches spécifiques. Ce qui peut vous amener à essayer d’exercer plus de contrôle et de rester dans ce cycle.
Dans l’étude mentionnée précédemment, deux principes peuvent vous aider à entraîner votre esprit à augmenter la volonté :
- Pour renforcer les muscles, vous devez faire de l’exercice. Cela signifie que vous devez exercer votre volonté fréquemment.
- Cependant, trop d’exercices entraînent une fatigue musculaire. Vous avez également besoin de repos. Car chaque instant de votre journée ne peut pas être une bataille de volonté internes. Sinon vous vous épuiserez, surtout mentalement. Et, vous risquez d’avoir dû mal à reprendre là où vous en étiez.
Ainsi, assurez-vous de trouver un équilibre entre faire de l’exercice et se reposer.

2. faire de petites tâches peuvent aider à construire la persévérance
Le célèbre “Stanford Marshmallow Test” de Walter Mitchel de 1972 demandait aux enfants de choisir entre manger des guimauves (ou marshmallows) maintenant ou attendre 15 minutes et recevoir une double portion. Il a ensuite suivi ces enfants jusqu’à l’âge d’environ 32 ans (2).
Il a découvert que les enfants qui étaient capables d’attendre 15 minutes réussissaient mieux dans leur vie d’adulte. Ils ont d’ailleurs accomplit davantage de choses et ont pu atteindre les objectifs qu’ils s’étaient imposés plus fréquemment que les enfants qui ont mangé leurs guimauves immédiatement.
Il semblerait que la capacité d’attendre la récompense d’une chose simple comme une guimauve les a préparés à résister à de plus grandes vulnérabilités et distractions plus tard dans la vie.
Néanmoins, sachez que cette expérience a également révélé que l’environnement, dont lequel a évolué l’enfant, ait joué un rôle important également. Grandir dans un environnement sain avec des parents aux valeurs solides (qui font ce qu’ils disent) joue également un rôle dans le succès de l’enfant dans sa vie d’adulte (3).
Donc que vous soyez tenté par le marshmallow ou pas, vous pouvez apprendre à être plus perserverant. Car cela peut s’appliquer dans votre vie quotidienne. Puisqu’il y a toujours une guimauve, pour ainsi dire. Au lieu de regarder cette émission Netflix, passez trente minutes à nettoyer, organiser, faire de l’exercice physique ou à lire avant de vous asseoir et de vous détendre. Commencez à remarquer les moments de “guimauve” de votre vie et travaillez à retarder cette récompense instantanée.
3. Pour augmenter votre volonté, il faut d’abord croire qu’il est possible de changer
Une étude réalisée en 2010 a révélé que vos convictions concernant la volonté peuvent justement affecter la volonté dont vous faites preuve lorsque vous poursuivez vos objectifs réels (4).
L’équipe de l’Universié de Stanford a mené une série d’expériences portant sur les croyances individuelles en matière de volonté. Ils ont constaté que si un individu croit avoir une quantité limitée de volonté qui diminue à chaque fois qu’il l’utilise, ces mêmes individus affichaient des niveaux de volonté plus faibles dans leur vie quotidienne.
Et de l’autre côté, ceux qui croyaient que la volonté n’est pas fixe et ne peut pas être épuisée avaient un bien plus grand contrôle sur eux-mêmes. Et, ils ont fait preuve de plus de volonté et ont été capables de surmonter les distractions et les difficultés pour atteindre leurs objectifs.
4. Pourquoi la volonté est cruciale pour apprendre ?
Lorsque l’apprentissage de quelque chose de nouveau est un obstacle, vous rencontrerez toujours une distraction. Généralement, plus d’une. Vous aurez l’impression de faire un, deux, parfois cinq pas en arrière pour chaque pas en avant. Et c’est là qu’intervient le développement de votre volonté.
Peu importe si vous souhaitez rompre avec une habitude, créer une nouvelle habitude, acquérir une nouvelle compétence ou gérer votre temps plus efficacement, il y aura toujours un marshmallow prêt à vous dévier de votre route.
C’est pourquoi avoir une forte volonté est nécessaire. C’est une qualité essentielle pour avancer dans la vie.
Ainsi, apprendre une nouvelle compétence ou développer une nouvelle habitude nécessite la capacité de savoir quand aller de l’avant, quand faire une pause et comment analyser les obstacles sous différents angles.
Entraîner votre volonté vous aidera à comprendre comment faire exactement cela. Généralement, les habitudes mettent entre 28 et 66 jours pour se solidifier réellement. Et tous ces jours ne seront pas au top constamment. Ce qui est normal, il y aura des hauts et des bas. Et vouloir à tout prix être parfait ne vous aidera pas à atteindre vos objectifs.
La volonté vous aider à respecter votre nouvelle routine, même lorsque vous ne le souhaitez pas.
Plus votre volonté est forte, plus il est facile de l’exercer. Et il en va de même avec l’apprentissage. A mesure que vous parviendrez à respecter votre emploi du temps, à minimiser les distractions et à faire les choses difficiles en premier, ces comportements s’infiltreront dans votre vie quotidienne et deviendront des habitudes.
Vous pourrez apprendre plus efficacement. Ce qui vous ouvre la porte à en apprendre davantage. Et bientôt, vous vivrez la vie que vous désirez et que vous méritez.
pour conclure
La volonté est un sujet complexe. Bien que les chercheurs aient travaillé dur pour l’identifier et la mesurer, elle peut encore sembler insaisissable dans votre vie quotidienne.
Mais c’est la clé pour libérer votre élan afin que vou puissiez atteindre vos objectifs dans la vie.
Soyez attentif aux moments de “marshmallows”, apprenez à écouter votre corps lorsque vous avez besoin de vous reposer et mettez-vous au défi quotidiennement. Vous serez sur la bonne voie pour déevlopper cette compétence très importante.
Bibliographie
(1) AUDIFFREN M., ANDRE N., et BAUMEISTER R. F. “Training willpower : reducing costs and valuing effort” – Frontiers in Neuroscience, 2022, 16, p. 699817. DOI : 10.3389/fnins.2022.699817
(2) MISCHEL W., EBBESEN E. B., et ZEISS A. R. “Cognitive and attentional mechanisms in delay of gratification” – Journal of Personality and Social Psychology, 1972, 21(2), p. 204-218. DOI : 10.1037/h0032198
(3) BENJAMIN D. J. “New study disavows marshmallow test’s predictive powers” – UCLA Anerson Review, article internet. Consulté le 10/01/2024. https://anderson-review.ucla.edu/new-study-disavows-marshmallow-tests-predictive-powers/
(4) JOB V., DWECK C. S., et WALTON G. M. “Ego depletion – is it all in your head ? : Implicit theories about willpower affect self-regulation” – Psychological Science, 2010, 21(11), p. 1686 – 1693. DOI: 10.1177/0956797610384745



